mardi 21 décembre 2010

Ce que j'arrete c'est les pin's

Et pourtant j'ai pas une collec' de pédé.



Ca cogne dans mon cœur comme s'il allait exploser,comme lorsque je cours - j'ai le souffle coupé. Voila ou j'en suis, perdu dans le dédale de mes sentiments, la gorge noué, la mine triste - submergé.

J'ai un putain de moteur sous mon capot, tu le sais mais tu t'en fous. Un jour j'irai tout seul jusqu'à la lune et je reviendrai juste pour te prouver que c'est possible.

Et ce jour la, tu auras l'air conne.

lundi 18 octobre 2010

Mush-alea

Tout est froid, lisse, légèrement teinté de bleu. Les mouvement des gens autour de moi se découpent parfaitement dans le décor, c'est limpide et triste comme quelque chose de trop réel. Tout s'agite autour de moi, je reste impassible, de marbre, les yeux fixes - j'entends chaque parole, je vois toutes les lèvres remuer en même temps, à différentes vitesse. Mes mains sont molles, je tiens ma cigarette comme si j'avais de la guimauve à la place des doigts, j'ai l'impression d'être sous l'eau. L'image s'accélère, j'ai chaud, je commence à bouillonner, les couleurs passent au rouge puis au cramoisi. Je vis dans une série allemande de mauvaise facture. Ma cigarette est terminée, les gens crient, la musique est forte. On m'appelle depuis une heure mais je n'entend rien - du moins j'oublie vite.
Il fait de plus en plus chaud, ça cogne dans ma tête, le canapé est entrain de m'avaler - il faut que je me lève, il faut que j'aille ailleurs.
Tout est confus.

Dans la cuisine, les gens semblent sortir du mur, j'entame une discussion avec une personne pour la finir avec une autre, on ne me comprend pas mais ça à l'air d'être marrant.
Quelqu'un s'amuse à éteindre et rallumer la lumière, j'ai l'impression de naitre et mourir à chaque fois.
Il y a une bouteille de verre vide à coté de moi, le reflet me fascine, les gens sortent toujours du mur mais je m'en fous un peu. Tout ce qui compte c'est le reflet - c'est la que tout le monde cache la vérité.
Je m'en empare et je colle mon œil pour voir au travers.
Je déambule dans les couloirs de mon appartement, on me regarde mais moi je vois.

lundi 27 septembre 2010

La reprise

Ca y est c'est décidé, étant de nouveau célibataire l'envie d'écrire me reprend. Alors je viendrai peut-être mettre ce torchon numérique à jour de temps en temps.

Bien Cordialement, Jean Hugues plapiniaud.

mercredi 18 février 2009

Billet en sursis

Bonjour blog,
Tu m'a manqué tu sais. Bien des fois je suis passé ici, le curseur sur le bouton connexion j'hésitais à te remplir, à te nourrir, à ne plus te laisser à l'abandon mais tu aurai eu le ventre gonflé de vide, d'amertume, de désespoir et de regrets.
J'ai été merdique. Depuis tout ce temps, tu n'aurai eu qu'une pale copie de Pierre, un truc qui lui ressemble en apparence mais complètement flou en profondeur.
Oh, je croyais avoir déjà touché le fond bien des fois - mais jusqu'à maintenant il y avait toujours un petit détail pour m'amuser. La, crois moi, c'était pas drôle du tout.
A ce qu'on dit, ça fait bien longtemps qu'on a pas vu mes pompes cirées, mes cheveux peignés et ma barbe rasée.
Je ne saurai pas comment l'expliquer mais j'ai eu comme une sorte de prise de conscience à deux francs. Moi qui suis toujours heureux, qui vais toujours de l'avant, qui aime tant les filles a subit la triste transformation que toute phase de déprime implique : celle de l'homme en loukoum.
J'ai remplacé mes cocas light par du jack, mes cigarettes par des joints, mes chaussures par des baskets, mes copines par des conasses, ma bite par un vibro, mes mots de remerciement par des insultes, mon appart par une caverne... mon blog par des nuits en solitaire.
J'ai failli perdre mon taf, mon école et ma santé alors tu comprends bien que c'est pas la peine de me faire la tronche si je te met pas à jour.
J'ai une putain de haine en moi, un truc que je n'aurai jamais soupçonné. J'ai envie de tout casser, de me barrer, je rêve que ma tête est une fusée, mon corps une rampe de lancement. J'ai envie que ta mère crie mon nom, de me réveiller, d'être un anarchiste québécois. Je veux que tout s'arrête, d'avoir une télécommande qui fait pause - m'assoir et pouvoir souffler.
Souffler sans penser au lendemain, sans me dire que petit à petit je m'enferme dans une spirale, une vie qui ne me correspond pas.
Je me vois j'ai 22ans, pas de copine qui en vaille la peine, des études qui me font gerber, un corps de puceau, un compte en banque qui approche la dette publique, un capital santé tellement entamé par tout ce qu'on peux imaginer qu'un jour je tomberai sans prévenir.

Je regarde demain et je me dis que la suite n'a pas l'air franchement bandante, que mes aventures se limiterons à des histoires de bureau, que les gamines ne me regarderont plus parce que je représenterai tout ce que j'ai toujours voulu fuir.
Alors ouais, j'ai la haine.

mercredi 17 décembre 2008

Fenêtre sur vie

Dans le monde où je vis, tout est en noir et blanc les gens sont des automates qui poursuivent le parcours prédéfini de leur existence glacée. Tout se fige dans le temps pas de place à la réflexion -ça fais trop mal au crane : 'Regarde ta télé', 'apprend tes leçons', 'finis ton assiette', 'ne sois pas en retard'.
Good boy.
On est manipulé, les politiques agitent la main à droite pour nous mettre un doigt avec la gauche.
La crise mon cul, rend les pauvres plus pauvres et les riches plus riches- joyeux Noël connard, ça t'apprendras à être con. Les profs gueulent pour des réformes et se servent des élèves pour renverser des poubelles, la vraie réforme ce sera le jour ou on aura tous les mêmes chances – quand la pédagogie sera au menu.
Des crétins réussissent parce qu'ils apprennent par cœur, des sociétés emmagasinent nos informations sur des petites fiches en format pdf pour mieux nous les revendre, on anéanti notre libre arbitre à grand coups médiatiques ; on s'anéantit nous même, parce qu'on est trop con pour protester.

Je suis un infime rouage de cette grande mascarade, un clown au nez rougi par le pinard. Je vous raconte que j'ai baisé la fille du dirlo, je me vante d'avoir gerbé sur le contrôleur du train et vous trouvez ça amusant. Je porte des fringues hors de prix pour dissimuler ce corps rachitique qui pense trop, qui souffre, qui ne s'aime peut être pas tant que ça.

Alors forcément, quand je gueule tout de suite je suis moins crédible.

samedi 6 septembre 2008

Septembre

C'est la rentrée, et moi je suis en classe comme ces gamins qui courraient sous la pluie pour chopper le bus. Ca va faire trois semaines que je suis la, assis au fond, à écouter sporadiquement voire pas du tout la litanie soporifique d'un mec qui n'a plus de cheveux. Je crois que ça parle d'informatique, mais je n'en suis pas vraiment sur, si ça se trouve il nous raconte métaphoriquement que tous les week end lui et ses potes se font de gigantesques partouzes sur un fond de salsa et dans tous les cas, le café me brûle les mains. J'ai envie d'une sèche, putain ouais, une grosse cigarette qui crépite, la fumer sous la pluie et me dire que ma vie c'est du flan. De toute façon c'est décidé, dans un an j'arrête. Quitte à manger des pâtes tous les midis voire tous les deux jours. Dans un an j'arrête. J'ai envie de vivre, marre des humiliations liées au boulot, marre de trimer pour quelques euros, marre de faire la soubrette, marre de niquer des pétasses écervelées. Mes potes sont à New york et moi à Poitiers, ya comme un time paradoxe dans l'air. C'est décidé dans un an j'arrête.

Je suis la, assis devant mon écran et je repense aux vacances : je repense aux coups de poings en boite, aux bouteilles de vodka, au rosé sur la plage, au bateau qui glisse sur l'eau, à Renaud et ses raybans sur la terrasse qui me sourit parce que la vie, elle est trop belle, aux jolies filles qui me font tourner la tête, aux amoureuses d'un soir dans un taxi. Je repense aux vacances, à ces apéros qui n'en finissent pas et je me dis que je veux ça toute la vie. “Bordel c'est dingue” d'être aussi immature, si mes parents lisaient le blog ils en auraient la nausée. J'ai été élevé dans la valeur du travail, Norman Rockwell aurai pu peindre un tableau de nos repas de famille vous dis-je. Je suis le personnage incompris, celui qui claque son salaire en souriant, celui qui ne veux pas qu'on lui parle de demain parce que demain c'est les ennuis.

Et la je crois que je suis dans la merde.


mardi 22 juillet 2008

Le romantique sexuel

J'ai retrouvé l'envie décrire. Une envie pure. Des mots, des phrases qui jaillissent dans mon esprit quand je ferme les yeux. Qui se cognent, s' entrechoquent et me supplient que je les couchent.

Sachez que pour fêter cela je me suis offert un magnifique eeepc rutilant qui ne demande qu'a être fièrement posé en terrasse de café. Prêt à recevoir mes coulantes littéraires nauséabondes. Je kiffe le style, j'ai besoin de m'exprimer, non pas par pur narcissisme, j'vous jure et non plus pour me donner un genre bohème mais je crois que j'ai besoin, réellement de vider ce trop plein existentiel. Je suis un grand sensible qui se la joue rock star - une vieille pute qui tombe amoureuse de ses clients, appelez ça comme vous le voulez. Du moment que vous me laissiez me vider, lâcher ma giclée, déverser mon marasme cérébral puant, tout ira bien.

Il y a quelques jours mon pote Sylvain, sur le ton de la confidence me déclara qu'il était « dépendant sexuel » et que de toute façon moi aussi. Premièrement le mot ne me plaît pas, et puis je déteste être diagnostiqué, que dis-je ? Épinglé de la sorte. Tout le monde aime le cul. Point. Certains sont juste plus coincés que d'autres. Et de toute manière je ne les fréquente pas. Ils énervent, me refilent des boutons avec leurs argumentaire catho qui sent la naphtaline. Le pire du pire comme dirait Christian Laborde ce sont les hippies qui pensent que le sex-appeal est un concept de droite. Et pour en revenir au sujet - il paraîtrai que je suis un « accro sexuel » il se trouve que j'en ai toute les caractéristiques. La preuve je passe mon temps à mater des culs. Le pire c'est à la plage, ça me rend tellement dingue que parfois je me dis que si je ne trouve pas rapidement une urne la pression me fera certainement exploser. PAN ! Une détonation de sang, de boyaux et de foutre. Priez pour que ça arrive dans un endroit bondé de féministes, genre à un meeting contre le port du string histoire que je puisse m'en aller sur un coup d'éclat.

Plutôt intrigué qu' énervé j'écoutais quand même Sylvain m' expliquer en quoi le sexe nous possédait, sérieux ça déconne pas, ils sont balèze les américains pour inventer des maladies 2.0. Il paraîtrait même que les thérapies sont intercalées entre celles des computers addicts et des frotteurs compulsifs. J'imagine bien les séances de groupes avec son parterre de fanatiques nymphomanes et de vieux pervers libidineux, invoquant religieusement Touzmuth le dieu de la crampe bien dure. Toujours est-il qu'en guise de sevrage, mon bon ami, qui est à ne pas en douter un garçon plein de ressources, me proposa de stopper net, pendant un mois, toute activité sexuelle ou bien masturbatoire. Net. Pendant un mois.

La bonne blague.

Non mais franchement je ne pense pas être un addict du sexe. j'adore ça, ok. J'aime ça, ok. Mais je l'aime d'un amour inconditionnel et j'apprécierais cher lecteur qu'avant que tu ne te signe en poussant d'affreux cris d'hystériques que tu saisisses toute la dualité qui m'anime :

JE SUIS UN ROMANTIQUE SEXUEL.

Avoue que ça balance de la fonte, comme dénomination ! Et je vais faire mieux, que te surprendre avec des accroches de publicité pour lingerie. Je vais t'expliquer, sans ambages, sans detours, le coeur à nu, de quoi il en retourne.

J'aime les femmes. Je les aime parce qu'elles sont douces, parce qu'elles sont câlines, parce qu'elles sont joueuses, courageuses, pudiques, effrontées, sensibles, piquantes, complices, taquines, sensuelles, rêveuses et parfois amoureuses. Et je suis désolé cher lecteur cet étalage pornographique mais figure toi que toutes ces caractéristiques se retrouvent au lit. Moi je trouve ça beau. La semaine dernière j'ai fais l'amour avec deux filles, vilain garçon que je suis et elles m'ont dit que c'était fou, que jamais elles n'auraient imaginé faire ça. Que leurs copains seraient furieux si ils l'apprenaient mais que jamais personne ne les avaient traités avec autant d'égards. On a la classe ou on ne l'a pas et sans fausse modestie je suis moi même surpris d'avoir réussi ce que beaucoup d'hommes fantasment. On a fait ça en toute légèreté, c'était beau, c'était romantique. On avait crée un univers rien qu'a nous, un secret qu'on se murmurait à l'oreille. J'aurais aimé que ces moment durent l' éternité, et quand je suis partit sur le quai de la gare et que tout le monde regardait qui était ce jeune homme qui tenait les mains de deux filles, elles ont eu une petite larmichette. Moi je vous dit, ce genre de truc ça vous fend le coeur.Je ne suis pas un vilain libertain, juste un mec qui sais apprécier les bons moments.

Alors pour noel, j'ai déjà ma liste, je veux gagner au loto, m'acheter un grand lit, y mettre une jolie fille douce, câline, joueuse, courageuse, pudique, effrontée, sensible, piquante, complice, taquine, sensuelle, rêveuse et surtout amoureuse.

Pour que le temps s'arrête une bonne fois pour toutes.

lundi 16 juin 2008

Pierre strikes back

Bon allez, c'est décidé je me remet à écrire, à vous raconter mes frasques toutes plus minables les unes que les autres. Que ce soient des réflexions poussées de psychologie de comptoir ou bien des déambulations nocturnes composées de vomis fluorescents.

Bref vendredi après le travail, place du marché, le soleil dans les raybans j'entamais ma deuxième pina-colada (à base de fruits frais) avec un ami quand soudain surgissant du néant, ou plutôt de la rue, vint un scooter à l'allure zigazagante. L'engin en voulant se garer se paya une vilaine gaufre à moins d'un mètre de mon auguste personne. Doucement amigo, je ne suis point du genre à forniquer avec les scooters ivres, du moins pas dans l'immédiat. Le conducteur visiblement éméché, s'extirpa de l'engin en poussant un "smuffgruntpikhj" d'une pureté rare, remit son scooter sur pied qui allez savoir pourquoi bascula de l'autre coté défonçant à moitié la devanture du café. L'air de rien son pilote entra dans le bar et se commanda certainement une pression.
Nous on était mort de rire, la ou ce fut moins drôle c'est quand deux heures plus tard il décida de repartir dans l'autre sens, visiblement ce coup-ci accompagné de sa copine. La je vous raconte pas le carnage, deux ivrognes sur un scooter qui tentent de l'enfourcher ça deviens directement EPIC. Vas-y que je me croute à gauche, vas-y que je remonte et que je me vautre à droite, et jusque la le coté pathétique du truc vous fait rire, c'est quand vous réalisez que ces deux inconscient ont réussi à se stabiliser et à mettre le contact que vous balisez un peu. Alors ni une ni deux, je me lève et de ma puissante carrure je tente de les stopper. Ca marche du premier coup, bing ils se revautrent au passage je me fais traiter de "KAUUNAR" (je l'écris comme ça pour vous montrer qu'ils en ont chié à le dire) et sans que je m'en rende compte ils parviennent à monter dessus et à filer à toutes vitesse, les bougres !
Ce n'est que trente mètres plus loin, au moment de prendre le virage, qu'ils se ratent et dans un bruit de vitre qui casse, s'emplafonnent dans la terrasse du café des arts, comme deux vieilles merde. Fin de la course. Tout le monde descend.
On est mort de rire et pour fêter ça on décide de recommander à boire, il faut savoir qu'a partir de la j'ai un semi-blackout, je me revois chez moi, le son electro pulse au ralentit, puis en boite le son de merde à fond lui aussi. Dix beaufs en maillot de l'équipe de France se trémoussent, moi je suis pété comme pas permis et je béni le seigneur d'avoir inventé l'alcool pour que les gens dotés d'une conscience puissent oublier leur triste condition dans des moments pareils.
J'en ai marre, je veux des bars lounge avec des sushis, je veux des boites ou les gens sont bien habillés et la musique pointue. Je suis un sale con, je sais mais ce n'est pas nouveau et moi les grossepouf vulgaires ça me fait pas bander de la tête, d'ailleurs j'étais dans le coin fumeur quand trois filles se pointèrent. En mode on est des grosses bonasses, enfin non, on est moches mais on s'arrangent (mal) et surtout on snobe tout le monde, surtout. Comme je suis de loin le mec le plus pédant du monde je ne leur accorde même pas l'ombre d'un regard (mais j'écoute) elles font pareil, c'est bien on s'est compris. Et les voila pas qu'elles se mettent à parler d'un mec qu'elles vont "défoncer" nan mais pardonnez moi du peu, mais "défoncer" un mec, en plus d'être vulgaire à l'oral ça tiens de la science fiction. J'imagine bien la scène, t'es peinard chez toi entrain d'écouter du jazz avec un café à la main, ça sonne, tout content tu vas ouvrir et la trois harpies te sautent dessus et t'arrachent les cheveux. Putain les bonne vieilles valeurs se perdent, rendez moi les femmes des trente glorieuses, celles pour qui l'obtention d'un lave vaisselle représentait l'ambition de toute une vie !

Le samedi j'ai passé l'après midi en ville avec des potes, à boire des perriers tranches (paskesafaidubien) et on s'est fait poursuivre par deux gamines de 15ans qui gloussaient quand on les regardaient, la haine. Le soir je me suis invité à une soirée fac de langue avec des filles gentilles mais j'ai fait l'erreur de reprendre de la bouteille, et je ne sais pas pourquoi, certainement un vieux résidu du passé barbare de mes ancêtre enfoui en moi refit surface. Je vous explique : j'étais tranquille entrain de m'amuser quand un vieux lourd voulant se la jouer mâle dominant me pris à part pour me faire une pseudo morale, déjà ça je kiffe pas trop. Une fois ça passe, ok coco, la c'est ton poulailler j'ai compris, mais deux puis trois ça ne va plus du tout et puis comme on se faisait chier je me suis décidé à mettre un peu d'ambiance. Une vieille patate de forain ça donne envie de danser. Alors oui je lui ai mis un coup de poing de vicelard, on s'est un peu chauffé et puis comme je reste un éternel gentleman je me suis incliné et je suis partit le verbe et la tête haute.

Cool comme Fonzie.

mercredi 11 juin 2008

Salut, je suis un sale con.

Je sais, je suis un sale con. J'aime écrire, j'adore ça même... mais il y a plutôt intérêt à être philanthrope dans ce genre de business parce que le retour sur investissement bah... yapa.
Yapadutou même. Loin de moi l'idée de vous démoraliser ou de vous dire adieu et encore moins de me plaindre mais comprenez moi :

Si j'écris c'est pour mon plaisir, et aussi pour vous. Pour que vous puissiez saisir l'intensité, la passion, le feu vorace, la colère, et la soif de pouvoir qui alimentent ma vie. Vous vous imaginez être moi, ça vous fais comme des frissons quand vous me lisez et pourtant je n'ai pas plus de feedback dans les commentaires. Même un "tu déchires Pierre" me suffirait. Ouais, je fais ma crise existentialiste de vieil artiste foireux. Mais c'est normal, j'ai la flemme d'écrire et comme je suis bien trop parfait pour me remettre en cause je suis obligé de vous accabler. Alors j'attends vos excuses et accessoirement vos commentaires.

Bientôt des billets comme autrefois avec des tramways, de la réflexion et du sexe.

mardi 10 juin 2008

Tous les mêmes.

Pierre je suis ton blog !
Tu m'as un peu oublié ces derniers temps, et moi je meurs. Regarde comme tu m'a aimé, puis délaissé comme une vieille chaussette que tu aurai trempé dans de la mayonnaise un soir d'orgie.
Pierre ressaisi toi, écoute tes fidèles qui harcèlent, arrête de jouer ton grand garçon qui n'a pas besoin de moi !
Comme à ton habitude tu ne finis jamais ce que tu commences, pourtant toi et moi ça avait l'air sérieux, non ? Regarde ton pote Renaud il arrache tout lui, son blog il l'aime, ça se voit. Tu devrai avoir honte, alors je te lance un ultimatum. Si tu ne me met pas à jour bientôt je me verrai dans l'obligation de révéler tes plans de conquête du monde, oui, ceux ou tu prétend pouvoir éradiquer l'espèce humaine par la sodomie. Ceux la même.

Je ne sais pas moi, parle de ta soirée dans un bunker, de ton périple dans un château, du mec qui mange des champignons, de la belle brune de l'autre soir...peu importe mais écris moi dessus.

Salaud.

mardi 20 mai 2008

M'essayer c'est m'adopter chapitre final

Hey what's up ?
T'en as marre de ce week end à rallonge coco ? Ouais...Ouais moi aussi ça me saoule d'ailleurs c'est la dernière fois que je t'en parle. Après zou ! A la trappe ! On parlera de trucs plus conceptuels parce que ma vie même si elle est plus trépidante que la tienne elle doit commencer à te porter sur le système.

Bon pour le coup du croissant c'est plus la peine d'en parler, j'ai eu l'air sauvagement con. C'est fou d'ailleurs ce genre de réactions qu'on peux avoir quand on se fait prendre en flagrant délit...Enfin c'est de sa faute aussi ! Quelle idée de venir me réveiller ? Moi j'étais bien, je ne dérangeais personne et vlatipa qu'on viens me bousculer dans mes rêves ! Non mais ho ! Les chefs sont vraiment pas fut-fut, il pouvait pas se douter cinq minutes que si je dormais c'était pour ma santé ? Qui elle même influe forcément sur ma productivité et qu'a cause de lui non seulement j'ai été fatigué toute la journée mais qu'en plus je me suis occupé en inventant des noms clients bidons, du genre "Monsieur Bandedur", oui je sais...Mais je vous dis j'étais FATIGUE !
Il ne pouvait pas s'imaginer quelques instants que je devais reposer mes muscles, parce qu'en tant que prince de la cuite j'étais FORCEMENT convoqué le soir même pour m'en coller une ? Tant d'ignorance moi ça me donnerai presque envie de démissionner, heureusement que j'ai des liens affectifs qui me retiennent, sinon je serai déjà partit ! J'aurai claqué la porte en pleurant et me serrai enfui en criant "c'est trop pas juste !".
Il a du bol le salaud.

La suite du week end follement dantesque sera ponctuée par une crémaillère ou nous finîmes tous pétés et ou je me découvris une nouvelle vocation dans la démolition de chaises en plastiques. J'appris aussi que j'aimais comme les hippies m'accoupler dans l'herbe et je fis l'heureuse connaissance d'une Autrichienne au corps de pornstar. Bien que j'imagine que tout cela vous met l'eau à la bouche je peux vous garantir que l'état de mes souvenirs me parait trop endommagé pour tenter de constituer un récit cohérent. C'est donc la larme à l'œil que je clos ce billet et pour plus de précision je vous invite à consulter le blog de mon ami Renaud qui lui doit avoir bien meilleure mémoire que moi sur ce week end la.

Bisou.

M'essayer c'est m'adopter chapitre 3

Bon c'est décidé ce coup-ci je clos le récit de ce mazerfucker de week-end parce que je commence à en avoir ras le bol de blogger à tire larigot dessus !
Souvenez vous, je vous avais laissés (comme dans un épisode de prison break) au comble du suspens et puisque je suis un remarquable salaud je vais me permettre d'ellipser le passage dudit massage (si toutefois massage il y a eu).

Il vous faut savoir que nous sommes le vendredi matin et que n'ayant pas eu la finesse d'esprit de poser un congé ce jour la je me vois dans l'obligation d'aller travailler. Pour les plus assidus vous vous rappelez surement que j'avais alors en plus d'une fille dans mon lit un taux d'alcoolémie relativement important. Il me fallait résoudre ces difficultés étapes par étapes pour enfin réussir à aller travailler en arrivant à l'heure. Je suis assez fier de dire que c'est dans ce genre de situation ou mon génie parviens à s'exprimer. Sous pression je deviens une véritable machine : une calculatrice sans faille qui ne s'encombre pas de détails superflus. Pourvu que le résultat soit la.
J'ai donc pris la sage décision (après analyse des différentes possibilités) d'évacuer le superflu d'alcool de mon corps en ayant recours à "la méthode de la cuvette" (brevet déposé), puis j'entrepris de me débarrasser de l'entité féminine en lui administrant une brillante correction, qui d'ailleurs s'avéra infructueuse en terme de plaisir puisque l'entité en question devait probablement appartenir à la gamme des terminators du futurs. La preuve en est des marques d'ongles sur mon cou (SUR MON COU ! ) ce qui ceci dit en passant m'oblige à porter mes chemises avec le col relevé comme un kéké du touquet.
Puis j'entrepris de prendre une douche, de m'habiller de ma plus belle chemise ( ce qui est croyez moi, loin d'être simple), de mon plus beau jean, des mes plus belles chaussure et de ma plus belle veste. Le choix de la montre, la ceinture et les lunettes ne fut pas non plus une chose aisée mais compte tenu du temps passé à préalablement choisir parmi mes différents articles celui-ci paraitrai dérisoire. Lorsqu'enfin je fus prêt je me fit l'étonnante remarque que j'étais en avance et pour excuser ma goujaterie de la veille je me dis que rapporter les croissants au bureau serait une bonne idée. Avoir un collègue comme moi doit probablement relever du fantasme...
Et c'est ainsi que je partit au travail. L'air guilleret, un sachet de croissant à la main, l'allure des grands jours en me disant que faire une nuit blanche ce n'est pas si terrible.
Pas si terrible... P.a.s s.i t.e.r.r.i.b.l.e... Pas...si...terrible. My ass.
Ca aurai encore pu aller si j'avais un boulot mouvementé, mais imaginez-vous, un jour ou personne ne travaille, seul, dans votre grand bureau, avec vos vieux croissants et votre ordinateur qui fait vrrrrrr. Vrrrrr. Pas étonnant que je me sois endormi ! J'ai même plutôt envie de dire que c'est normal ! Ce qui malheureusement n'est pas l'avis de tout le monde, et encore moins de mon chef.

-Un croissant patron ?

vendredi 16 mai 2008

M'essayer c'est m'adopter chapitre 2

Mon sens du sacrifice me pousse une fois de plus à jeuner pour vous raconter la suite du billet précédent.

Jeudi matin je me réveille il est 10heures mon téléphone n'a cessé de sonner, je suis complètement pété, j'ai mal partout et je me rend compte que je ne suis pas chez moi. Ma peau colle à ma chemise qui elle même colle à mon blouson en cuir. Les souvenirs me reviennent... Une mexicaine qui embrasse... des pétards... de l'alcool...Renaud...le travail...OH PUTAIN LE TRAVAIL ! Ouais, j'embauche à 8heures, bordel de bite à cul il est 10 heures ! ... Je suis donc en retard. Merde.

Vite je me lève, tout tourne, j'esquive la porte qui tente de m'agresser et sors dans la rue en titubant sous le soleil de Satan. Tout est désert, je me pose à l'arrêt de bus ; ma tête me fait un mal de chien, mon ventre se venge des sévices que je lui ai fait subir et j'attends. Et j'attends....et j'attends... pour me rendre compte que dans cette putain de ville de merde les bus ne passent pas les jours fériés. Il ne me reste plus qu'a prendre un taxi. Je me dirige vers la gare, j'extirpe mon téléphone et compose le numéro d'un collègue. Dans mon baffouillement d'excuses celui-ci fais appel à sa grande sagesse, comprend la situation dans laquelle je suis et me conseille par un truchement de plannings de remplacer ma journée de congé de lundi par celle de jeudi. Je raccroche et je bande. Je bande en pensant à mon lit douillet. Sur le chemin du retour il paraitrai que je serais allé sonner chez un pote en gueulant un truc inaudible pour partir en courant mais la n'est pas le problème.
Je rentre chez moi et m'affalle sur mon plumard comme un gros loukoum que je suis.
Vers 16 heures Nono le parigo me réveille, ma langue colle à mon palais. Plutôt que de parler je l'écoute et je comprend vaguement qu'ils sont avec des meufs, rencontrées dans un parc et que la elles les ont invités à prendre le café chez elles. Ça sent la touze, alors je tombe dans mon lit, rampe jusqu'à la douche, la fait couler, me prend une bonne saucée, puis j'enfile mes fringues de bobo, me parfume juste ce qu'il faut et regrette de ne pas avoir reçu mes raybans sur le chemin pour les rejoindre.
La bas c'est trop la fête, à peine arrivée une charmante créature me regarde avec des yeux de bitch et m'offre un café. Serré s'il vous plait et sans sucre. Je sent une vilaine tension sexuelle dans la pièce, les phéromones sont dans l'air avec tout ce soleil. Nous passons l'après midi à discuter, on se retrouvera en terrasse de café puis chez un ami à elles, un espèce d'hippie qui doit se masturber en pensant à ces jolies filles qu'il ne peux pas avoir. Désolé je n'ai rien contre les hippies mais c'est juste que ce modèle ci nous aimait pas trop. Vieux relent primaire qui veux que l'homme protège ses femmes, ça ou alors notre gueule qui ne devenait pas lui revenir. Dans tout les cas il s'est craqué puisque nous fixons rendez vous aux filles un peu plus tard dans la soirée.

Et justement parlons en de cette soirée. Les filles arrivent, on torche tout l'alcool mais on est pas encore assez saoul alors j'appelle drink-it pour qu'ils nous fassent péter d'la bouteille et la on se prend notre charge. Entre temps des voisines sexy, dont une qui connais bien les lieux (comprenez l'appartement de Sylvain), viennent se greffer à l'ambiance. Mon estomac se découvre des ressources cachées et je propose un after chez moi. Grosse erreur ! Quelques minutes plus tard la musique à fond les ballons je me retrouve entrain de pisser par ma fenêtre en chantant (je prie pour que les voisins ne m'aient pas vus). Tout le monde danse et la jolie brune de l'après midi me demande si elle peux rester la parce qu'elle à peur de rentrer toute seule. J'acquiesce sauf que demain je bosse encore moi.

Quelques vomis plus tard mes amis décident de partir et je me retrouve donc tout seul avec la demoiselle. Celle-ci à l'esprit aiguisée et elle remarque sur ma table de l'huile de massage.

L'inévitable arrive : "tu me faaaaaaaaaaaaaais un massage ?"

Et merde dans trois heures je suis au boulot.

jeudi 15 mai 2008

M'essayer c'est m'adopter chapitre 1

Je sais, ce n'est pas très poli de partir comme ça, sans laisser de nouvelles mais que voulez vous on a des moments avec et des moments sans. Je ne le referai presque plus, promis.

Si je suis de retour ce n'est pas parce que je sent l'irrépressible besoin d'écrire, non pas cette fois. Je dois même dire que ces derniers temps j'ai plutôt la flemme. Ce coming back, c'est un peu un devoir de mémoire. Oui, parce que je me suis tapé une pentecôte tellement awesome que ne pas la raconter serait un crime. Je vais donc me faire violence, voyez vous j'ai même pris ce temps habituellement réservé à ma nutrition du midi pour vous l'écrire. Alors si ça c'est pas être altruiste je veux bien me faire malaxer les bourses au blender.

Bref tout commence mercredi, je sort du taf tranquillement et même plutôt joyeusement parce qu'un pote de Panam (j'ai nommé le célèbre Renaud) dont vous pouvez admirer le blog doit venir me rendre visite le soir même, pour passer le week end. La seule tache sombre au portrait c'est que la fuckin' entreprise ou je suis ne m'accorde qu'un seul jour ferié (au choix le jeudi ou le lundi) et qu'en plus de ça, ces salauds ne font même pas le pont ! J'aurai du postuler à la poste.
A peine eu-je mis le pied chez moi que mon téléphone (vous savez celui qui saute de ma poche) se mit à vibrer. Ni une ni deux, tel un cowboy qui se bat en duel je le dégaine et n'allez pas croire que j'ai fait ça parce que je n'aimais pas les vibration à cet endroit la, quoique qu'il parait qu'a cause des ondes on puisse perdre son appendice...
Au bout du fil c'est mon pote Sylvain amoureusement surnommé la tornade qui me propose d'aller boire un verre en ville parce qu'il fait beau, que c'est plein de jolies filles et qu'il faut pré-fêter l'arrivée de Renaud.
-Doucement amigo ! Lui repondis-je, je te rappelle que demain je travaille moi !
Mais certains arguments foireux, et surtout ceux-ci méritent d'être avalés.
C'est ainsi que nous nous retrouvâmes, battant le pavé, comme deux dandy lorsqu'une vilaine voix nasillarde nous fîmes stopper net. Cherchant la cause de cet affront mes yeux rentrèrent en collision avec la projection vivante d'un espèce de golum, affublé d'un pull à rayures hideuses.
La créature en question était en fait le barman d'un pub situé non loin et comme il faisait la fermeture il nous invita à y entrer pour boire un verre, dans l'intimité.
Il s'avéra après 5-6 bières à l'œil que Gollum était gay, mon alarme située dans mon cul se déclencha mais bon après tout et malgré quelques souvenirs difficiles je me dis que je ne risquai rien. Attention, n'allez pas croire que je suis homophobe hein, c'est juste que généralement ils essayent toujours de m'attraper. Bref une fois bourrés il nous fit faire le tour des autres bars (gays) avoisinant, j'y appris qu'un de ses comparses barman voulait bien me faire une pipe et aussi que j'étais gay mais que je ne le savais pas encore. Tu m'en diras tant. Un peu plus tard il nous invita au restau et la je vous raconte pas comment que le vin il coulait à flot mais ce qui fut le plus épique c'était sa manière de nous draguer. Si nous héteros draguions les femmes aussi bien que lui s'y prend avec les hommes nous aurions quasiment à coup sur 100% de réussite. Heureusement pour moi, c'est chimique je ne peux pas céder à de telles avances.

Complètement bourré je me dirige vers mon appart' et en voulant monter les escaliers, ou j'ai bien du me rétamer une centaine de fois je me fis la surprenante réflexion qu'il y avait de la musique bien forte dans le couloir. Intrigué je frappa à la porte d'où émanait le bruit et Raoul le mexicain qui s'habille exclusivement avec des slips m'ouvrit la porte. C'était la fiesta chez lui avec plein d'alcool, de mexicaines et d'autrichiennes. Ma conscience me dit de faire demi tour mais ma raison pris le dessus et me conseilla d'entrer. C'est vrai ça, pourquoi aller se coucher alors qu'on peux encore se la mettre ? Pour le travail ? HAHAHAHAHA...

mardi 22 avril 2008

Make your time for great justice.

En ce moment je suis à l'école, chaque semaine je change de classe et quasiment chaque semaine je travaille sur un module différent. Ca va du truc très simple sous windows aux taches bien plus complexes qui demandent le soutient d'un expert.
Comme vous le savez je ne suis pas trop porté sur la matrice... plutôt Beigbeder que Gibson le Pierrot. Et cette semaine je suis tombé sur le module ultra HARDCORE, le truc de geek. J'ai même eu peur d'être contaminé. Adieu les cachemires place au t-shirt mal coupé ou il y a écrit : GNU IS NOT UNIX". Pour ceux qui sont du milieu inutile de le préciser, pour les autres, ceux qui ne comprennent pas, j'ai fait de L' unix. Mais qu'es-ce donc ? Et bien c'est très simple (en fait non mais bon) unix c'est le dinosaure de l'informatique, un système si vieux mais si stable qu'il en est awesome. Ce truc est tellement ultime qu'il rassemble des communautés de passionnés tout autour du monde. Des espèces de savants de l'inutile qui connaissent le sujet sur le bout des doigts.
Unix c'est aussi le système des hackers, la crème du geek. Lorsque vous voulez vous la péter en informatique savoir faire du unix c'est un peu comme savoir piloter un avion alors que tout le monde conduit des voitures. Les entités vivantes qui maîtrisent ce système sont rares, et souvent très prisées. C'est donc avec impatience, sagement assis au premier rang de la classe que j'attendais que le mutant, la légende fasse son entrée et nous dévoile les arcanes de l'informatique.
Mes yeux fixaient le tableau, ou il était écrit "UNIX". Mes mains tremblaient, mes doigts seraient mon stylo, ma bouche se tordait en un rictus impatient, peut-être même que je bavais. Et il apparut ! Ce fut un choc, jamais la geekitude ne m'avais approchée de si prêt, tout chez lui revendiquais cette appartenance marginale, ce culte au Dieu Hexadécimal, cette passion du monde binaire. Il était jeune, gros, barbu, de petits yeux porcins se cachaient derrière des lunettes sale et rondes, il arborait fièrement un t-shirt CCC (Chaos Computer Club) et lorsqu'il se mit à parler sa voix avait quelque chose de grinçant saupoudré d'un zozotement fort désagréable. Il commença le cours par cette phrase :

"Au nom de l'assemblée Galactique de la République, vous êtes en état d'arrestation"

(...) Rigola de sa propre blague qui fit tout de même rire quelques élèves.
La couleur est annoncée. Je suis déjà fan. Jamais je n'en avait vu en vrai. Je veux dire tout le monde parle de geek mais ce terme est largement déformé parce que quand on fait une rencontre comme celle-ci on se dit qu'elle a du servir de mètre étalon pour toutes les autres. Tout chez lui est imprégné de la culture web, old school : Il est fan de star wars et star trek, il joue au jeux de rôle, est invincible sur world of warcraft, il fais partit d'une communauté de gentils hackers, il a eu son bac à 16 ans, son pseudo renvoie plusieurs centaines de références sur google. Il est passionné de série Z, comme les vieux batman, il a vu et connais toutes les répliques de terminator. Le programme pour afficher les calculs matriciels sur un écran de minitel c'est lui. Sur internet c'est le caïd, on l'admire, on le vénère et tous les matins il prie Richard Stallman en se fouettant nu avec un câble rj45 paires torsadées. Sa montre affiche du binaire, il convertit tous vos déplacement en XYZ et se targue d'avoir pendant ses années d'études réussi à développer un programme pour calculer "pi" jusqu'à un nombre très avancé après la virgule. Vous comprenez donc pourquoi je ne pouvais laisser passer ça ! Profitant d'un tp je me mis en quête de tester ses connaissances culturelles. Je lui envoya un message telnet intitulé "great justice" auquel comme tout bon geek qui se respecte il me répondit "ALL YOU BASE ARE BELONG TO US", pas de doutes je ne suis pas en présence d'un fake. Pour information je vous renvoie à la page wikipedia de ce trait culturel.

Bref après cette rapide communication entre nos deux bécanes une sorte de complicité sous jacente et invisible aux yeux des mortels se lia entre lui et moi, j'étais de son monde et il profita de la pause clope pour venir m'aborder. Il le fit d'ailleurs normalement, j'aurai aimé qu'il me la joue genre le salut de Spoke avec la main mais bon j'imagine qu'il faut vraiment être intime pour ça. Au début ce fut laborieux le geek doit d'abord configurer son canal de langage humain mais une fois que le protocole est décrypté je peux vous dire que ça balance ! Un geek c'est incroyablement cultivé mais c'est aussi incroyablement triste parce que comme le dis si bien le t-shirt "je suis puceau mais j'ai patché mon noyau" le voila le fondement du problème le geek n'as pas de copine. Aussi fort, aussi intelligent, gentil et talentueux soit il le problème demeure : le geek n'a pas de copine.
Moralité, si vous voulez baiser n'installez pas Unix.

Monsieur Moustache

Monsieur Moustache c'était le roi des chats, j'étais tout petit quand je l'avais trouvé. Lui il était tout sale et pas bien grand non plus. Je lui avais donné plein de ron-ron et très vite on était devenus super potes. Les présentations avec ma famille n'ont pas été super évidentes, j'aurai pu les prévenir mais bon les coups de foudre ça préviens pas. Monsieur Moustache avait cet air impérieux des grands que rien ne perturbe et il s'octroyait même le droit d'être casse-couilles. Il a grandi avec mon frère ma sœur et moi ; on le déguisait, ma frangine le mettait parfois dans sa dînette pour faire comme-ci on allais le manger, mais ça je crois qu'il aimait pas trop. En vieillissant il était devenu un peu chiant mais bon c'était notre vieux chat, immortel, toujours la et franchement on se marrait bien à l'embêter. Et puis la semaine dernière il s'est mis à gonfler un peu. Il marchait tout lentement, son pelage perdait de son éclat et il nous cassait plus les pieds. On s'est inquiété et on l'a emmené au vétérinaire. Il nous as appris qu'il allait falloir le piquer avant qu'il ne souffre trop... Alors on l'a installé sur la petite table du véto, il était la tout sage, tout mignon, nous regardant avec ses petits yeux fatigués. Il a pas bougé quand la piqûre est rentrée... juste un dernier petit miaulement s'est échappé puis c'était finit.
D'un coup j'ai pris conscience qu'il ne miaulera plus devant ma porte le soir, qu'il ne marchera plus sur mon clavier et que je ne pourrai plus le caresser. Il ne restait plus qu'une vieille peluche, tout ce qui faisait qu'il était Monsieur Moustache venait de s'envoler.J'ai été très triste, parce que c'était mon pote même si il avait déchiré la doublure de mon costume boss. Alors vous m'excuserez si je peux pas continuer, j'ai déjà la gorge qui pique et les larmes aux yeux.

Adieu Monsieur Moustache, t'étais trop rock'n roll pour un chat.

mercredi 16 avril 2008

BIG PUNISHEMENT

Désolé pour le retard mais Ce week end il m'est arrivé un truc de ouf. Si jvous jure, et même qu'il y avait des policiers et du sang.
C'était samedi et après m'être fais couper les cheveux je me rendis chez un ami. En tramway parce qu'à Nantes ya dl'a technologie de pointe... je sais que vous vous attendez tous à ce que je vous
raconte un bête accident mais encore une fois désolé de vous décevoir le sinistre n'arrivera que bien plus tard dans la narration, laissez moi plutôt le temps de vous parler du début de soirée.
J'arrive donc (sain et sauf) chez mon pote, qui est marin mais attention pas marin dans l'genre "in the navy" plutôt dans le genre "whisky-poker" et donc comme on ne prêche pas un convertit je fus agréablement surpris de mes capacités d'adaptation. Et au fur et à mesure que le jour diminuait mon verre, lui(le salaud), se remplissait. Au bout du compte lorsque je parvins à atteindre "la fréquence de rupture" ; vous savez le moment ou vous savez que si vous allez plus loin, plus rien ne sera jamais plus comme avant, le point de non retour avant le trou noir. Et donc lorsque je parvins à cet état limitrophe mon esprit se mit instinctivement en alerte et bascula en mode survie. Il fallais que je mange, j'ai bouffé tout le jambon, tous les gâteaux et malheureusement les autres n'ont pas eu cette chance (oui car entre temps des petits camarades nous ont rejoins). J'étais donc paré à affronté le dur monde de la nuit, je me sentais pret à dance-fighter n'importe qui, même les genghis khan.
Et c'est ainsi que nous partîmes (wouuhou) direction le castel, en taxi. Alors déja il faut savoir que mon pote, doucement surnommé "la merguez" était légerement fumé et donc il saoula bien le chauffeur à force d'injonctions comme "heeeeeeeey toi tu pécho de le meuf au Marlow" ce qui lui donna envie de nous débouter avant notre destination, chose qu'il ne fit pas. Bien heureusement.
Je ne vous raconte pas l'entrée dans la boite qui fut désastreuse, la merguez demanda à l'asiatique de l'entrée si il était un ninja et le complimenta pour sa veste de costume autant dire que sur le coup ça me faisait rire. La ou la plaisanterie prit une autre tournure c'est bien plus tard au moment ou en montant les marches pour aller fumer une cigarette je le retrouva aux prise avec de jeunes poney fougueux prêt à en découdre et que le videur dont le q.i doit probablement atteindre des sommet de complexité algorithmique décida de nous foutre à la porte manu millitari.
Grand bien nous fasse, certains avaient besoin de prendre l'air et c'est une fois sur le pavé que mon nightphone sauta de ma poche direction mon oreille en passant par ma main et qu'il appela mon nightcontact d'un autre troquet situé un peu plus bas. Histoire de s'assurer de pouvoir passer la file d'attente. Comme des princes mais en version bourrés.
C'est sur le chemin que nous nous fîmes interpellés par trois personnes, visiblement de sexe masculin et aux vues de l'intonation de leurs voix visiblement hostiles. Ils me demandèrent tout d'abord une cigarette, chose que je refusa, arguant que je n'en avais plus, puis faute de mieux accusèrent la merguez de leur avoir marché sur les pieds. Comme la tension montait et qu'ils n'avaient pas de réels arguments pour engager une risque, l'un d'entre eux, apparemment plus malins que les autres s'écria en pointant mon ami matelot "il a 1 kouto !" et la BING PAF les patates ont volés, et vas-y que la merguez s'en bouffe trois et qu'il tombe par terre, et vas-y qu'ils s'en prennent. Le plus drôle dans tout ça, c'est que j'ai eu le temps de mettre une gauche à l'un d'entre eux mais qu'un fin filou dissimulé dans mon ombre en profita pour m'assener un violent direct sur le sommet du crâne et c'est en chancelant que je m'aperçus que mon corps se rapprochais du sol. Je me fit d'ailleurs cette étonnante réflexion "zut Pierre, je te croyais plus fort" (c'est peut-être à cause des cheveux) et après je me suis dis que de toute manière une fois par terre on était mort.
Coup de pot je ne suis pas mort et je dois ma survie à l'arrivée des policiers, qui nous calmèrent à coup de maglight et de menottes aux poignets. La merguez gisait sur le parvis, comme une vieille choucroute séchée et tandis que les agents du prévôt passaient les menottes au moussaillon un des fauteurs de trouble qui avait su échapper à la vigilance policière en profita pour lui balancer un méga coup de poing, façon goldorak, en plein dans le pif. Imaginez vous à sa place : se prendre un coup sans s'en rendre compte, avec en plus les mains attachées dans le dos. C'est pas super. C'est même du sabordage.
Mais c'est ainsi que nous fîmes immédiatement innocenté, bah oui on tape pas quelqu'un devant la police tout de même.
Bon après il a fallu emmener tout le monde au CHU et la merguez était tellement bourrée qu'il s'est échappé, comme ça moi je dis bravo. On aura même pas à porter plainte, la classe quoi.

vendredi 4 avril 2008

Simple "allez-hop"


Vous vous souvenez qu'hier tandis que je vous racontais comment j'en avais chié sa mère pour prendre le train, j'avais misérablement oublié mon téléphone.
Comble de l'horreur une fois débarqué à Montparnasse je me rendis compte que il m'aurai été bien utile. Heureusement et grâce à mon sens aigue du discernement je parvint à distinguer un ami qui me fit bien vite grimper dans sa polo de compet' direction le grec, parce que ouais comme j'avais pas mangé de la journée, bah je commençais un peu à trembler de partout. Une fois rassasié nous voila partit pour la soirée, le gala estaca. Le truc c'est qu'en fait ce week end à Panam avait pour but la rencontre In Real Life avec les membres de Braisntorming un site qui poutre sa race et dont je suis le fondateur avec Masta et un jeune militaire qui écrit bien. C'est donc le cœur plein de bonne volonté que nous nous y rendons. Il y a déjà foule devant l'entrée et Masta bon comme le pain me dit au téléphone de rentrer sans l'attendre, il ne sera la que dans une heure et demie minimum. Fort bien ! Je me rend donc à l'entrée gardée par un vigile aux allures d' Hulk Hogan version black. Cet homme charmant au franc parler, quoique un peu brusque m'apprend sans détours qu'il ne reste plus de place et que je peux donc retourner chez le grec voir si il n'a pas d'autres services à me proposer. Merci mais je n'ai plus faim. On retourne donc à la voiture en attendant que Mathieu se pointe, durant ce court laps de temps qui dura environ deux heures nous nous fimes interpeller par des policiers aux allures de shérifs. Genre la main qui pend sur la portière, cigarette aux lèvres et lampe dans les yeux. Il m'accusèrent de salir le parvis de cette banlieue parisienne et me prièrent de ramasser mes détritus en me tenant à peu près ce langage : "Tes merdes tu vas les bouffer ailleurs". Ya pas à dire les cops parisiens ils ont le sens du devoir. Et puis deux paquets de marlboros plus loin Masta arriva enfin muni de cinq places en pré-vente pour huit. Après un savant calcul nous en déduisîmes que c'était effectivement un peu "short" et grâce à Dieu ou à l'originale habileté oratoire de mon associé nous parvinrent tout de même à nous infiltrer dans la soirée. A peine rentré je m'aperçois que quasiment tout le monde est en costume noir de banquier, même à Paris, il y a des ploucs. Je fais "clinguer" mon faux dupont qui d'ailleurs ne "Cling" pas, fume ma cigarette et observe : Il y a des filles en robes de soirées partout, il fais frais mais c'est agréable et le son à l'intérieur à l'air plus chanmax.
Bilan de la soirée : Une dizaine de bouteilles de champagne, j'ai embrassé huit filles (pour le concours de grosse bite), et surtout j'ai rencontré BIG LUNETTES ! Ouais ouais je sais, c'est un peu trop AWESOME pour un simple mortel comme moi, mais je vous avoue que j'ai pris une sacrée leçon. Je vous invite d'ailleurs à rejoindre le groupe facebook, big lunettes.
(big lunette is sexy)
Bon bah forcément après on est sortit je me suis un peu fâché avec un jeune militant d'extrême droite. Je lui ai écrasé ma cigarette sur la joue ce qui n'est peut-être pas très courtois, puis, j'ai vomi.

La suite bientot

jeudi 3 avril 2008

Paris...Paris...


Dans l'épisode précédent je vous confiait mes tribulations relatives à la putain de loi de murphy, vous savez les tartines et tout et tout. Je vous avais même dit, "comment rater son week end à Panam" et bien figurez vous que j'ai trouvé le culot nécessaire pour défier cette satanée malchance (elle a bien failli m'avoir quand même) et comme ce week end était tellement EPIC, je me vois dans l'obligation de vous le raconter.

Premièrement il faut savoir que j'aurai du y aller en voiture avec un pote mais celle-ci s'est cassée toute seule. Qu'a cela ne tienne il me reste le train !
Evidement ça aurai été trop simple, étant trop à découvert je ne pu m'acquitter de la somme que me réclamais la sncf. Il a fallu que j'appelle mon Banquier pour transmuter mon découvert "grobatard" en découvert "filsdepute" ce qui bien sur ne sera effectif qu'a partir du lendemain, la haine, et j'ai donc du user de mes charmes auprès de quelques amis qui ont bien voulu en échange de...(non rien) me passer les quelques euros pour entreprendre le périple.
Mon billet en poche je me dirige chez moi pour manger un petit quelque chose, prendre une douche et me faire tout beau, c'est que je vais à un gala moi ce soir. Et la comble de l'horreur à peine habillé je me rend compte que mon train part dans 20 minutes, vite je fais mon sac, mange deux trois conneries, prend mes clefs, me dirige vers la porte. 15 minutes, je ferme la porte, me dirige dans le couloir et... PUTAIN DE BORDEL DE BITE A CUL, j'ai oublié ma carte 12-25 ! Je retourne chez moi, pose mon téléphone sur la fausse cheminée, et retourne mon appart (j'ai cassé deux verres) et la miracle de loi de murphy ta race je la retrouve !
Il me reste dix minutes alors je me met à courir comme Sonic le hérisson et à sauter par dessus les obstacles comme Mario le plombier et je me faufile in-extremis dans le train.
Je me fis d'ailleurs cette remarque-ci :
"Waa trop la classe, j'ai couru et je suis à peine essoufflé, en plus la chemise qui colle à la peu avec les cheveux décoiffé ça doit me donner un air sauvage, genre Conan le Barbare... tiens je vais envoyer un texto à Sylvain."
Et la je me rend compte que et bien mon téléphone je l'ai laissé sur la fausse cheminée. Misère de couille comment vais-je faire à Paris ?
J'arrengue (dur à placer mot compte triple) une jeune fille et lui demande de me prêter un texto ce qu'elle fit (on est pas encore à Paris), je donne donc rdv à un pote devant le fleuriste à Montparnasse et me prépare à débarquer.

Dans le prochain épisode il y aura des filles, du champagne, des costards, un kébab, une polo et de la bagarre.

vendredi 28 mars 2008

La loi de Murphy episode 2

Dans l'épisode précédent je vous ai fais part de ma subite malchance. Comme si j'avais eu une bonne étoile toute ma vie et qu'elle avait décidé de s'éteindre laissant toute la misère du monde s'abattre sur moi, rien n'a été épargné, pas même mes chaussures qui m'ont coûtées les yeux de la tête.
Si vous avez une bonne mémoire ou alors une bonne paire de zyeux vous vous rappelez qu'au comble du suspens - je vous avais laissé alors que j'étais dans la pire situation possible. Du moins le croyais-je, car nul ne peux connaître les plans que le grand créateur a fabriqué pour nous. Cela dit le mien doit être salement pervers parce qu'il tape partout ou ça fais mal. Premièrement j'apprends que mon ex m'a vite fais, bien fais remplace par un jeune éphèbe pré-pubère qui n'a même pas l'âge de mon frère (la te-hon) mais qu'en plus, et c'est la ou l'on voit que les femmes son vicieuses, elle a eu le culot de me dire "maaaaais non ya rien, on a rien fait". Ce que je m'étais empressé de démentir, allant jusqu'à hurler dans mon combiné pour qu'enfin elle me dise (texto) : "Bah tu vois t'es qu'un gros con, d'ailleurs quand tu m'a appelée l'autre soir et que je n'ai pas décroché c'était parce que je lui roulais des grosses pelles et ensuite je t'ai pas rappelé parce qu'on baisait comme des bêtes, mmmm c'était trop bon".
Sale pute.

Quand je pense que moi je n'écrivais rien ICI pour la préserver, pour pas qu'elle soit triste. CHATTE MOUILLE JE BAISE ET JE ME FAIS SUCER DANS DES TOILETTES !
Voila, c'est pas grand chose mais ça soulage.

Du même acabit on peux alors rebondir sur l'épisode avec mon chef qui me tint à peu près ce langage : "Mon cher Pierre, si tu arrives encore une fois en retard au boulot, je prend ton contrat, le déchire et en fait des confétis." Avouez que ça met mal à l'aise. On peux rajouter à ça que j'ai oublié mon briquet pour allumer mes cigarettes, que je me suis tapé le pire boulot possible (à savoir encoder des cartes) boulot que je ne dois normalement PAS FAIRE, mais que j'ai aussi raté le bus du retour deux fois.
Oui deux, la première fois je suis arrivé en retard, la seconde en voulant demander du feu à des djeuns ; le bus m'a esquivé ce bâtard.

En arrivant chez moi je me suis bouffé une pizza en me disant que demain tout ira mieux.


ERREUR, mais ça vous le saurez au prochain épisode : Murphy 3 ou comment rater son week end à Paris prévu depuis 1 mois.