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mercredi 16 avril 2008

BIG PUNISHEMENT

Désolé pour le retard mais Ce week end il m'est arrivé un truc de ouf. Si jvous jure, et même qu'il y avait des policiers et du sang.
C'était samedi et après m'être fais couper les cheveux je me rendis chez un ami. En tramway parce qu'à Nantes ya dl'a technologie de pointe... je sais que vous vous attendez tous à ce que je vous
raconte un bête accident mais encore une fois désolé de vous décevoir le sinistre n'arrivera que bien plus tard dans la narration, laissez moi plutôt le temps de vous parler du début de soirée.
J'arrive donc (sain et sauf) chez mon pote, qui est marin mais attention pas marin dans l'genre "in the navy" plutôt dans le genre "whisky-poker" et donc comme on ne prêche pas un convertit je fus agréablement surpris de mes capacités d'adaptation. Et au fur et à mesure que le jour diminuait mon verre, lui(le salaud), se remplissait. Au bout du compte lorsque je parvins à atteindre "la fréquence de rupture" ; vous savez le moment ou vous savez que si vous allez plus loin, plus rien ne sera jamais plus comme avant, le point de non retour avant le trou noir. Et donc lorsque je parvins à cet état limitrophe mon esprit se mit instinctivement en alerte et bascula en mode survie. Il fallais que je mange, j'ai bouffé tout le jambon, tous les gâteaux et malheureusement les autres n'ont pas eu cette chance (oui car entre temps des petits camarades nous ont rejoins). J'étais donc paré à affronté le dur monde de la nuit, je me sentais pret à dance-fighter n'importe qui, même les genghis khan.
Et c'est ainsi que nous partîmes (wouuhou) direction le castel, en taxi. Alors déja il faut savoir que mon pote, doucement surnommé "la merguez" était légerement fumé et donc il saoula bien le chauffeur à force d'injonctions comme "heeeeeeeey toi tu pécho de le meuf au Marlow" ce qui lui donna envie de nous débouter avant notre destination, chose qu'il ne fit pas. Bien heureusement.
Je ne vous raconte pas l'entrée dans la boite qui fut désastreuse, la merguez demanda à l'asiatique de l'entrée si il était un ninja et le complimenta pour sa veste de costume autant dire que sur le coup ça me faisait rire. La ou la plaisanterie prit une autre tournure c'est bien plus tard au moment ou en montant les marches pour aller fumer une cigarette je le retrouva aux prise avec de jeunes poney fougueux prêt à en découdre et que le videur dont le q.i doit probablement atteindre des sommet de complexité algorithmique décida de nous foutre à la porte manu millitari.
Grand bien nous fasse, certains avaient besoin de prendre l'air et c'est une fois sur le pavé que mon nightphone sauta de ma poche direction mon oreille en passant par ma main et qu'il appela mon nightcontact d'un autre troquet situé un peu plus bas. Histoire de s'assurer de pouvoir passer la file d'attente. Comme des princes mais en version bourrés.
C'est sur le chemin que nous nous fîmes interpellés par trois personnes, visiblement de sexe masculin et aux vues de l'intonation de leurs voix visiblement hostiles. Ils me demandèrent tout d'abord une cigarette, chose que je refusa, arguant que je n'en avais plus, puis faute de mieux accusèrent la merguez de leur avoir marché sur les pieds. Comme la tension montait et qu'ils n'avaient pas de réels arguments pour engager une risque, l'un d'entre eux, apparemment plus malins que les autres s'écria en pointant mon ami matelot "il a 1 kouto !" et la BING PAF les patates ont volés, et vas-y que la merguez s'en bouffe trois et qu'il tombe par terre, et vas-y qu'ils s'en prennent. Le plus drôle dans tout ça, c'est que j'ai eu le temps de mettre une gauche à l'un d'entre eux mais qu'un fin filou dissimulé dans mon ombre en profita pour m'assener un violent direct sur le sommet du crâne et c'est en chancelant que je m'aperçus que mon corps se rapprochais du sol. Je me fit d'ailleurs cette étonnante réflexion "zut Pierre, je te croyais plus fort" (c'est peut-être à cause des cheveux) et après je me suis dis que de toute manière une fois par terre on était mort.
Coup de pot je ne suis pas mort et je dois ma survie à l'arrivée des policiers, qui nous calmèrent à coup de maglight et de menottes aux poignets. La merguez gisait sur le parvis, comme une vieille choucroute séchée et tandis que les agents du prévôt passaient les menottes au moussaillon un des fauteurs de trouble qui avait su échapper à la vigilance policière en profita pour lui balancer un méga coup de poing, façon goldorak, en plein dans le pif. Imaginez vous à sa place : se prendre un coup sans s'en rendre compte, avec en plus les mains attachées dans le dos. C'est pas super. C'est même du sabordage.
Mais c'est ainsi que nous fîmes immédiatement innocenté, bah oui on tape pas quelqu'un devant la police tout de même.
Bon après il a fallu emmener tout le monde au CHU et la merguez était tellement bourrée qu'il s'est échappé, comme ça moi je dis bravo. On aura même pas à porter plainte, la classe quoi.

mardi 11 décembre 2007

Anna (la fille aux lunettes rouges) voyage inter-temporel

Pardonnez moi fraîche jeune fille de vous avoir bousculé, mais vos lunettes rouges m'ont aimanté.
Je ne crois pas non plus que nous nous connaissions, car si c'était le cas j'aurai été bien sot de ne pas m'en rappeler. Les Beautés comme vous ça ne court pas les bars sordides d'une ville de province. Permettez moi sans détour et pour réparer les dégâts de notre carambolage de vous inviter à me payer un café en semaine.

C'est à peu près comme ça que ce sont passées les choses, pas de faux romantisme juste du big bang t'es bonne. Dans un film elle aurait certainement su lire mes pensées les plus profondes et aurai vu en moi l'homme délicat et sensible caché derrière cette carapace de butor ; une larme à l'œil. Au lieu de ça elle m'a passé son numéro, en oubliant intentionnellement ou non, (le mystère demeure) un chiffre.
Ce chiffre tourna à l'obsession, il me le fallait à tout prix.

Aujourd'hui je l'ai, j'en veux déjà presque plus. Dans la vraie vie les numéros remplace les folles escapades nocturnes sous la pluie. C'est triste me direz vous.