mercredi 18 février 2009

Billet en sursis

Bonjour blog,
Tu m'a manqué tu sais. Bien des fois je suis passé ici, le curseur sur le bouton connexion j'hésitais à te remplir, à te nourrir, à ne plus te laisser à l'abandon mais tu aurai eu le ventre gonflé de vide, d'amertume, de désespoir et de regrets.
J'ai été merdique. Depuis tout ce temps, tu n'aurai eu qu'une pale copie de Pierre, un truc qui lui ressemble en apparence mais complètement flou en profondeur.
Oh, je croyais avoir déjà touché le fond bien des fois - mais jusqu'à maintenant il y avait toujours un petit détail pour m'amuser. La, crois moi, c'était pas drôle du tout.
A ce qu'on dit, ça fait bien longtemps qu'on a pas vu mes pompes cirées, mes cheveux peignés et ma barbe rasée.
Je ne saurai pas comment l'expliquer mais j'ai eu comme une sorte de prise de conscience à deux francs. Moi qui suis toujours heureux, qui vais toujours de l'avant, qui aime tant les filles a subit la triste transformation que toute phase de déprime implique : celle de l'homme en loukoum.
J'ai remplacé mes cocas light par du jack, mes cigarettes par des joints, mes chaussures par des baskets, mes copines par des conasses, ma bite par un vibro, mes mots de remerciement par des insultes, mon appart par une caverne... mon blog par des nuits en solitaire.
J'ai failli perdre mon taf, mon école et ma santé alors tu comprends bien que c'est pas la peine de me faire la tronche si je te met pas à jour.
J'ai une putain de haine en moi, un truc que je n'aurai jamais soupçonné. J'ai envie de tout casser, de me barrer, je rêve que ma tête est une fusée, mon corps une rampe de lancement. J'ai envie que ta mère crie mon nom, de me réveiller, d'être un anarchiste québécois, de baiser en écoutant du Jimmy Hendrix. Je veux que tout s'arrête, d'avoir une télécommande qui fait pause - m'assoir et pouvoir souffler.
Souffler sans penser au lendemain, sans me dire que petit à petit je m'enferme dans une spirale, une vie qui ne me correspond pas.
Je me vois j'ai 22ans, pas de copine qui en vaille la peine, des études qui me font gerber, un corps de puceau, un compte en banque qui approche la dette publique, un capital santé tellement entamé par tout ce qu'on peux imaginer qu'un jour je tomberai sans prévenir.

Je regarde demain et je me dis que la suite n'a pas l'air franchement bandante, que mes aventures se limiterons à des histoires de bureau, que les gamines ne me regarderont plus parce que je représenterai tout ce que j'ai toujours voulu fuir.
Alors ouais, j'ai la haine.

mercredi 17 décembre 2008

Fenêtre sur vie

Dans le monde où je vis, tout est en noir et blanc les gens sont des automates qui poursuivent le parcours prédéfini de leur existence glacée. Tout se fige dans le temps pas de place à la réflexion -ça fais trop mal au crane : 'Regarde ta télé', 'apprend tes leçons', 'finis ton assiette', 'ne sois pas en retard'.
Good boy.
On est manipulé, les politiques agitent la main à droite pour nous mettre un doigt avec la gauche.
La crise mon cul, rend les pauvres plus pauvres et les riches plus riches- joyeux Noël connard, ça t'apprendras à être con. Les profs gueulent pour des réformes et se servent des élèves pour renverser des poubelles, la vraie réforme ce sera le jour ou les gamins n'auront plus de devoir à faire le soir quand on aura tous les mêmes chances – quand la pédagogie sera au menu.
Des crétins réussissent parce qu'ils apprennent par cœur, des sociétés emmagasinent nos informations sur des petites fiches en format pdf pour mieux nous les revendre, on anéanti notre libre arbitre à grand coups médiatiques ; on s'anéantit nous même, parce qu'on est trop con pour protester.

Je suis un infime rouage de cette grande mascarade, un clown au nez rougi par le pinard. Je vous raconte que j'ai baisé la fille du dirlo, je me vante d'avoir gerbé sur le contrôleur du train et vous trouvez ça amusant. Je porte des fringues hors de prix pour dissimuler ce corps rachitique qui pense trop, qui souffre, qui ne s'aime peut être pas tant que ça.

Alors forcément, quand je gueule tout de suite je suis moins crédible.

samedi 6 septembre 2008

Septembre

C'est la rentrée, et moi je suis en classe comme ces gamins qui courraient sous la pluie pour chopper le bus. Ca va faire trois semaines que je suis la, assis au fond, à écouter sporadiquement voire pas du tout la litanie soporifique d'un mec qui n'a plus de cheveux. Je crois que ça parle d'informatique, mais je n'en suis pas vraiment sur, si ça se trouve il nous raconte métaphoriquement que tous les week end lui et ses potes se font de gigantesques partouzes sur un fond de salsa et dans tous les cas, le café me brûle les mains. J'ai envie d'une sèche, putain ouais, une grosse cigarette qui crépite, la fumer sous la pluie et me dire que ma vie c'est du flan. De toute façon c'est décidé, dans un an j'arrête. Quitte à manger des pâtes tous les midis voire tous les deux jours. Dans un an j'arrête. J'ai envie de vivre, marre des humiliations liées au boulot, marre de trimer pour quelques euros, marre de faire la soubrette, marre de niquer des pétasses écervelées. Mes potes sont à New york et moi à Poitiers, ya comme un time paradoxe dans l'air. C'est décidé dans un an j'arrête.

Je suis la, assis devant mon écran et je repense aux vacances : je repense aux coups de poings en boite, aux bouteilles de vodka, au rosé sur la plage, au bateau qui glisse sur l'eau, à Renaud et ses raybans sur la terrasse qui me sourit parce que la vie, elle est trop belle, aux jolies filles qui me font tourner la tête, aux amoureuses d'un soir dans un taxi. Je repense aux vacances, à ces apéros qui n'en finissent pas et je me dis que je veux ça toute la vie. “Bordel c'est dingue” d'être aussi immature, si mes parents lisaient le blog ils en auraient la nausée. J'ai été élevé dans la valeur du travail, Norman Rockwell aurai pu peindre un tableau de nos repas de famille vous dis-je. Je suis le personnage incompris, celui qui claque son salaire en souriant, celui qui ne veux pas qu'on lui parle de demain parce que demain c'est les ennuis.

Et la je crois que je suis dans la merde.


mardi 22 juillet 2008

Le romantique sexuel

J'ai retrouvé l'envie décrire. Une envie pure. Des mots, des phrases qui jaillissent dans mon esprit quand je ferme les yeux. Qui se cognent, s' entrechoquent et me supplient que je les couchent.

Sachez que pour fêter cela je me suis offert un magnifique eeepc rutilant qui ne demande qu'a être fièrement posé en terrasse de café. Prêt à recevoir mes coulantes littéraires nauséabondes. Je kiffe le style, j'ai besoin de m'exprimer, non pas par pur narcissisme, j'vous jure et non plus pour me donner un genre bohème mais je crois que j'ai besoin, réellement de vider ce trop plein existentiel. Je suis un grand sensible qui se la joue rock star - une vieille pute qui tombe amoureuse de ses clients, appelez ça comme vous le voulez. Du moment que vous me laissiez me vider, lâcher ma giclée, déverser mon marasme cérébral puant, tout ira bien.

Il y a quelques jours mon pote Sylvain, sur le ton de la confidence me déclara qu'il était « dépendant sexuel » et que de toute façon moi aussi. Premièrement le mot ne me plaît pas, et puis je déteste être diagnostiqué, que dis-je ? Épinglé de la sorte. Tout le monde aime le cul. Point. Certains sont juste plus coincés que d'autres. Et de toute manière je ne les fréquente pas. Ils énervent, me refilent des boutons avec leurs argumentaire catho qui sent la naphtaline. Le pire du pire comme dirait Christian Laborde ce sont les hippies qui pensent que le sex-appeal est un concept de droite. Et pour en revenir au sujet - il paraîtrai que je suis un « accro sexuel » il se trouve que j'en ai toute les caractéristiques. La preuve je passe mon temps à mater des culs. Le pire c'est à la plage, ça me rend tellement dingue que parfois je me dis que si je ne trouve pas rapidement une urne la pression me fera certainement exploser. PAN ! Une détonation de sang, de boyaux et de foutre. Priez pour que ça arrive dans un endroit bondé de féministes, genre à un meeting contre le port du string histoire que je puisse m'en aller sur un coup d'éclat.

Plutôt intrigué qu' énervé j'écoutais quand même Sylvain m' expliquer en quoi le sexe nous possédait, sérieux ça déconne pas, ils sont balèze les américains pour inventer des maladies 2.0. Il paraîtrait même que les thérapies sont intercalées entre celles des computers addicts et des frotteurs compulsifs. J'imagine bien les séances de groupes avec son parterre de fanatiques nymphomanes et de vieux pervers libidineux, invoquant religieusement Touzmuth le dieu de la crampe bien dure. Toujours est-il qu'en guise de sevrage, mon bon ami, qui est à ne pas en douter un garçon plein de ressources, me proposa de stopper net, pendant un mois, toute activité sexuelle ou bien masturbatoire. Net. Pendant un mois.

La bonne blague.

Non mais franchement je ne pense pas être un addict du sexe. j'adore ça, ok. J'aime ça, ok. Mais je l'aime d'un amour inconditionnel et j'apprécierais cher lecteur qu'avant que tu ne te signe en poussant d'affreux cris d'hystériques que tu saisisses toute la dualité qui m'anime :

JE SUIS UN ROMANTIQUE SEXUEL.

Avoue que ça balance de la fonte, comme dénomination ! Et je vais faire mieux, que te surprendre avec des accroches de publicité pour lingerie. Je vais t'expliquer, sans ambages, sans detours, le coeur à nu, de quoi il en retourne.

J'aime les femmes. Je les aime parce qu'elles sont douces, parce qu'elles sont câlines, parce qu'elles sont joueuses, courageuses, pudiques, effrontées, sensibles, piquantes, complices, taquines, sensuelles, rêveuses et parfois amoureuses. Et je suis désolé cher lecteur cet étalage pornographique mais figure toi que toutes ces caractéristiques se retrouvent au lit. Moi je trouve ça beau. La semaine dernière j'ai fais l'amour avec deux filles, vilain garçon que je suis et elles m'ont dit que c'était fou, que jamais elles n'auraient imaginé faire ça. Que leurs copains seraient furieux si ils l'apprenaient mais que jamais personne ne les avaient traités avec autant d'égards. On a la classe ou on ne l'a pas et sans fausse modestie je suis moi même surpris d'avoir réussi ce que beaucoup d'hommes fantasment. On a fait ça en toute légèreté, c'était beau, c'était romantique. On avait crée un univers rien qu'a nous, un secret qu'on se murmurait à l'oreille. J'aurais aimé que ces moment durent l' éternité, et quand je suis partit sur le quai de la gare et que tout le monde regardait qui était ce jeune homme qui tenait les mains de deux filles, elles ont eu une petite larmichette. Moi je vous dit, ce genre de truc ça vous fend le coeur.Je ne suis pas un vilain libertain, juste un mec qui sais apprécier les bons moments.

Alors pour noel, j'ai déjà ma liste, je veux gagner au loto, m'acheter un grand lit, y mettre une jolie fille douce, câline, joueuse, courageuse, pudique, effrontée, sensible, piquante, complice, taquine, sensuelle, rêveuse et surtout amoureuse.

Pour que le temps s'arrête une bonne fois pour toutes.

lundi 16 juin 2008

Pierre strikes back

Bon allez, c'est décidé je me remet à écrire, à vous raconter mes frasques toutes plus minables les unes que les autres. Que ce soient des réflexions poussées de psychologie de comptoir ou bien des déambulations nocturnes composées de vomis fluorescents.

Bref vendredi après le travail, place du marché, le soleil dans les raybans j'entamais ma deuxième pina-colada (à base de fruits frais) avec un ami quand soudain surgissant du néant, ou plutôt de la rue, vint un scooter à l'allure zigazagante. L'engin en voulant se garer se paya une vilaine gaufre à moins d'un mètre de mon auguste personne. Doucement amigo, je ne suis point du genre à forniquer avec les scooters ivres, du moins pas dans l'immédiat. Le conducteur visiblement éméché, s'extirpa de l'engin en poussant un "smuffgruntpikhj" d'une pureté rare, remit son scooter sur pied qui allez savoir pourquoi bascula de l'autre coté défonçant à moitié la devanture du café. L'air de rien son pilote entra dans le bar et se commanda certainement une pression.
Nous on était mort de rire, la ou ce fut moins drôle c'est quand deux heures plus tard il décida de repartir dans l'autre sens, visiblement ce coup-ci accompagné de sa copine. La je vous raconte pas le carnage, deux ivrognes sur un scooter qui tentent de l'enfourcher ça deviens directement EPIC. Vas-y que je me croute à gauche, vas-y que je remonte et que je me vautre à droite, et jusque la le coté pathétique du truc vous fait rire, c'est quand vous réalisez que ces deux inconscient ont réussi à se stabiliser et à mettre le contact que vous balisez un peu. Alors ni une ni deux, je me lève et de ma puissante carrure je tente de les stopper. Ca marche du premier coup, bing ils se revautrent au passage je me fais traiter de "KAUUNAR" (je l'écris comme ça pour vous montrer qu'ils en ont chié à le dire) et sans que je m'en rende compte ils parviennent à monter dessus et à filer à toutes vitesse, les bougres !
Ce n'est que trente mètres plus loin, au moment de prendre le virage, qu'ils se ratent et dans un bruit de vitre qui casse, s'emplafonnent dans la terrasse du café des arts, comme deux vieilles merde. Fin de la course. Tout le monde descend.
On est mort de rire et pour fêter ça on décide de recommander à boire, il faut savoir qu'a partir de la j'ai un semi-blackout, je me revois chez moi, le son electro pulse au ralentit, puis en boite le son de merde à fond lui aussi. Dix beaufs en maillot de l'équipe de France se trémoussent, moi je suis pété comme pas permis et je béni le seigneur d'avoir inventé l'alcool pour que les gens dotés d'une conscience puissent oublier leur triste condition dans des moments pareils.
J'en ai marre, je veux des bars lounge avec des sushis, je veux des boites ou les gens sont bien habillés et la musique pointue. Je suis un sale con, je sais mais ce n'est pas nouveau et moi les grossepouf vulgaires ça me fait pas bander de la tête, d'ailleurs j'étais dans le coin fumeur quand trois filles se pointèrent. En mode on est des grosses bonasses, enfin non, on est moches mais on s'arrangent (mal) et surtout on snobe tout le monde, surtout. Comme je suis de loin le mec le plus pédant du monde je ne leur accorde même pas l'ombre d'un regard (mais j'écoute) elles font pareil, c'est bien on s'est compris. Et les voila pas qu'elles se mettent à parler d'un mec qu'elles vont "défoncer" nan mais pardonnez moi du peu, mais "défoncer" un mec, en plus d'être vulgaire à l'oral ça tiens de la science fiction. J'imagine bien la scène, t'es peinard chez toi entrain d'écouter du jazz avec un café à la main, ça sonne, tout content tu vas ouvrir et la trois harpies te sautent dessus et t'arrachent les cheveux. Putain les bonne vieilles valeurs se perdent, rendez moi les femmes des trente glorieuses, celles pour qui l'obtention d'un lave vaisselle représentait l'ambition de toute une vie !

Le samedi j'ai passé l'après midi en ville avec des potes, à boire des perriers tranches (paskesafaidubien) et on s'est fait poursuivre par deux gamines de 15ans qui gloussaient quand on les regardaient, la haine. Le soir je me suis invité à une soirée fac de langue avec des filles gentilles mais j'ai fait l'erreur de reprendre de la bouteille, et je ne sais pas pourquoi, certainement un vieux résidu du passé barbare de mes ancêtre enfoui en moi refit surface. Je vous explique : j'étais tranquille entrain de m'amuser quand un vieux lourd voulant se la jouer mâle dominant me pris à part pour me faire une pseudo morale, déjà ça je kiffe pas trop. Une fois ça passe, ok coco, la c'est ton poulailler j'ai compris, mais deux puis trois ça ne va plus du tout et puis comme on se faisait chier je me suis décidé à mettre un peu d'ambiance. Une vieille patate de forain ça donne envie de danser. Alors oui je lui ai mis un coup de poing de vicelard, on s'est un peu chauffé et puis comme je reste un éternel gentleman je me suis incliné et je suis partit le verbe et la tête haute.

Cool comme Fonzie.

mercredi 11 juin 2008

Salut, je suis un sale con.

Je sais, je suis un sale con. J'aime écrire, j'adore ça même... mais il y a plutôt intérêt à être philanthrope dans ce genre de business parce que le retour sur investissement bah... yapa.
Yapadutou même. Loin de moi l'idée de vous démoraliser ou de vous dire adieu et encore moins de me plaindre mais comprenez moi :

Si j'écris c'est pour mon plaisir, et aussi pour vous. Pour que vous puissiez saisir l'intensité, la passion, le feu vorace, la colère, et la soif de pouvoir qui alimentent ma vie. Vous vous imaginez être moi, ça vous fais comme des frissons quand vous me lisez et pourtant je n'ai pas plus de feedback dans les commentaires. Même un "tu déchires Pierre" me suffirait. Ouais, je fais ma crise existentialiste de vieil artiste foireux. Mais c'est normal, j'ai la flemme d'écrire et comme je suis bien trop parfait pour me remettre en cause je suis obligé de vous accabler. Alors j'attends vos excuses et accessoirement vos commentaires.

Bientôt des billets comme autrefois avec des tramways, de la réflexion et du sexe.

mardi 10 juin 2008

Tous les mêmes.

Pierre je suis ton blog !
Tu m'as un peu oublié ces derniers temps, et moi je meurs. Regarde comme tu m'a aimé, puis délaissé comme une vieille chaussette que tu aurai trempé dans de la mayonnaise un soir d'orgie.
Pierre ressaisi toi, écoute tes fidèles qui harcèlent, arrête de jouer ton grand garçon qui n'a pas besoin de moi !
Comme à ton habitude tu ne finis jamais ce que tu commences, pourtant toi et moi ça avait l'air sérieux, non ? Regarde ton pote Renaud il arrache tout lui, son blog il l'aime, ça se voit. Tu devrai avoir honte, alors je te lance un ultimatum. Si tu ne me met pas à jour bientôt je me verrai dans l'obligation de révéler tes plans de conquête du monde, oui, ceux ou tu prétend pouvoir éradiquer l'espèce humaine par la sodomie. Ceux la même.

Je ne sais pas moi, parle de ta soirée dans un bunker, de ton périple dans un château, du mec qui mange des champignons, de la belle brune de l'autre soir...peu importe mais écris moi dessus.

Salaud.

mardi 20 mai 2008

M'essayer c'est m'adopter chapitre final

Hey what's up ?
T'en as marre de ce week end à rallonge coco ? Ouais...Ouais moi aussi ça me saoule d'ailleurs c'est la dernière fois que je t'en parle. Après zou ! A la trappe ! On parlera de trucs plus conceptuels parce que ma vie même si elle est plus trépidante que la tienne elle doit commencer à te porter sur le système.

Bon pour le coup du croissant c'est plus la peine d'en parler, j'ai eu l'air sauvagement con. C'est fou d'ailleurs ce genre de réactions qu'on peux avoir quand on se fait prendre en flagrant délit...Enfin c'est de sa faute aussi ! Quelle idée de venir me réveiller ? Moi j'étais bien, je ne dérangeais personne et vlatipa qu'on viens me bousculer dans mes rêves ! Non mais ho ! Les chefs sont vraiment pas fut-fut, il pouvait pas se douter cinq minutes que si je dormais c'était pour ma santé ? Qui elle même influe forcément sur ma productivité et qu'a cause de lui non seulement j'ai été fatigué toute la journée mais qu'en plus je me suis occupé en inventant des noms clients bidons, du genre "Monsieur Bandedur", oui je sais...Mais je vous dis j'étais FATIGUE !
Il ne pouvait pas s'imaginer quelques instants que je devais reposer mes muscles, parce qu'en tant que prince de la cuite j'étais FORCEMENT convoqué le soir même pour m'en coller une ? Tant d'ignorance moi ça me donnerai presque envie de démissionner, heureusement que j'ai des liens affectifs qui me retiennent, sinon je serai déjà partit ! J'aurai claqué la porte en pleurant et me serrai enfui en criant "c'est trop pas juste !".
Il a du bol le salaud.

La suite du week end follement dantesque sera ponctuée par une crémaillère ou nous finîmes tous pétés et ou je me découvris une nouvelle vocation dans la démolition de chaises en plastiques. J'appris aussi que j'aimais comme les hippies m'accoupler dans l'herbe et je fis l'heureuse connaissance d'une Autrichienne au corps de pornstar. Bien que j'imagine que tout cela vous met l'eau à la bouche je peux vous garantir que l'état de mes souvenirs me parait trop endommagé pour tenter de constituer un récit cohérent. C'est donc la larme à l'œil que je clos ce billet et pour plus de précision je vous invite à consulter le blog de mon ami Renaud qui lui doit avoir bien meilleure mémoire que moi sur ce week end la.

Bisou.

M'essayer c'est m'adopter chapitre 3

Bon c'est décidé ce coup-ci je clos le récit de ce mazerfucker de week-end parce que je commence à en avoir ras le bol de blogger à tire larigot dessus !
Souvenez vous, je vous avais laissés (comme dans un épisode de prison break) au comble du suspens et puisque je suis un remarquable salaud je vais me permettre d'ellipser le passage dudit massage (si toutefois massage il y a eu).

Il vous faut savoir que nous sommes le vendredi matin et que n'ayant pas eu la finesse d'esprit de poser un congé ce jour la je me vois dans l'obligation d'aller travailler. Pour les plus assidus vous vous rappelez surement que j'avais alors en plus d'une fille dans mon lit un taux d'alcoolémie relativement important. Il me fallait résoudre ces difficultés étapes par étapes pour enfin réussir à aller travailler en arrivant à l'heure. Je suis assez fier de dire que c'est dans ce genre de situation ou mon génie parviens à s'exprimer. Sous pression je deviens une véritable machine : une calculatrice sans faille qui ne s'encombre pas de détails superflus. Pourvu que le résultat soit la.
J'ai donc pris la sage décision (après analyse des différentes possibilités) d'évacuer le superflu d'alcool de mon corps en ayant recours à "la méthode de la cuvette" (brevet déposé), puis j'entrepris de me débarrasser de l'entité féminine en lui administrant une brillante correction, qui d'ailleurs s'avéra infructueuse en terme de plaisir puisque l'entité en question devait probablement appartenir à la gamme des terminators du futurs. La preuve en est des marques d'ongles sur mon cou (SUR MON COU ! ) ce qui ceci dit en passant m'oblige à porter mes chemises avec le col relevé comme un kéké du touquet.
Puis j'entrepris de prendre une douche, de m'habiller de ma plus belle chemise ( ce qui est croyez moi, loin d'être simple), de mon plus beau jean, des mes plus belles chaussure et de ma plus belle veste. Le choix de la montre, la ceinture et les lunettes ne fut pas non plus une chose aisée mais compte tenu du temps passé à préalablement choisir parmi mes différents articles celui-ci paraitrai dérisoire. Lorsqu'enfin je fus prêt je me fit l'étonnante remarque que j'étais en avance et pour excuser ma goujaterie de la veille je me dis que rapporter les croissants au bureau serait une bonne idée. Avoir un collègue comme moi doit probablement relever du fantasme...
Et c'est ainsi que je partit au travail. L'air guilleret, un sachet de croissant à la main, l'allure des grands jours en me disant que faire une nuit blanche ce n'est pas si terrible.
Pas si terrible... P.a.s s.i t.e.r.r.i.b.l.e... Pas...si...terrible. My ass.
Ca aurai encore pu aller si j'avais un boulot mouvementé, mais imaginez-vous, un jour ou personne ne travaille, seul, dans votre grand bureau, avec vos vieux croissants et votre ordinateur qui fait vrrrrrr. Vrrrrr. Pas étonnant que je me sois endormi ! J'ai même plutôt envie de dire que c'est normal ! Ce qui malheureusement n'est pas l'avis de tout le monde, et encore moins de mon chef.

-Un croissant patron ?

vendredi 16 mai 2008

M'essayer c'est m'adopter chapitre 2

Mon sens du sacrifice me pousse une fois de plus à jeuner pour vous raconter la suite du billet précédent.

Jeudi matin je me réveille il est 10heures mon téléphone n'a cessé de sonner, je suis complètement pété, j'ai mal partout et je me rend compte que je ne suis pas chez moi. Ma peau colle à ma chemise qui elle même colle à mon blouson en cuir. Les souvenirs me reviennent... Une mexicaine qui embrasse... des pétards... de l'alcool...Renaud...le travail...OH PUTAIN LE TRAVAIL ! Ouais, j'embauche à 8heures, bordel de bite à cul il est 10 heures ! ... Je suis donc en retard. Merde.

Vite je me lève, tout tourne, j'esquive la porte qui tente de m'agresser et sors dans la rue en titubant sous le soleil de Satan. Tout est désert, je me pose à l'arrêt de bus ; ma tête me fait un mal de chien, mon ventre se venge des sévices que je lui ai fait subir et j'attends. Et j'attends....et j'attends... pour me rendre compte que dans cette putain de ville de merde les bus ne passent pas les jours fériés. Il ne me reste plus qu'a prendre un taxi. Je me dirige vers la gare, j'extirpe mon téléphone et compose le numéro d'un collègue. Dans mon baffouillement d'excuses celui-ci fais appel à sa grande sagesse, comprend la situation dans laquelle je suis et me conseille par un truchement de plannings de remplacer ma journée de congé de lundi par celle de jeudi. Je raccroche et je bande. Je bande en pensant à mon lit douillet. Sur le chemin du retour il paraitrai que je serais allé sonner chez un pote en gueulant un truc inaudible pour partir en courant mais la n'est pas le problème.
Je rentre chez moi et m'affalle sur mon plumard comme un gros loukoum que je suis.
Vers 16 heures Nono le parigo me réveille, ma langue colle à mon palais. Plutôt que de parler je l'écoute et je comprend vaguement qu'ils sont avec des meufs, rencontrées dans un parc et que la elles les ont invités à prendre le café chez elles. Ça sent la touze, alors je tombe dans mon lit, rampe jusqu'à la douche, la fait couler, me prend une bonne saucée, puis j'enfile mes fringues de bobo, me parfume juste ce qu'il faut et regrette de ne pas avoir reçu mes raybans sur le chemin pour les rejoindre.
La bas c'est trop la fête, à peine arrivée une charmante créature me regarde avec des yeux de bitch et m'offre un café. Serré s'il vous plait et sans sucre. Je sent une vilaine tension sexuelle dans la pièce, les phéromones sont dans l'air avec tout ce soleil. Nous passons l'après midi à discuter, on se retrouvera en terrasse de café puis chez un ami à elles, un espèce d'hippie qui doit se masturber en pensant à ces jolies filles qu'il ne peux pas avoir. Désolé je n'ai rien contre les hippies mais c'est juste que ce modèle ci nous aimait pas trop. Vieux relent primaire qui veux que l'homme protège ses femmes, ça ou alors notre gueule qui ne devenait pas lui revenir. Dans tout les cas il s'est craqué puisque nous fixons rendez vous aux filles un peu plus tard dans la soirée.

Et justement parlons en de cette soirée. Les filles arrivent, on torche tout l'alcool mais on est pas encore assez saoul alors j'appelle drink-it pour qu'ils nous fassent péter d'la bouteille et la on se prend notre charge. Entre temps des voisines sexy, dont une qui connais bien les lieux (comprenez l'appartement de Sylvain), viennent se greffer à l'ambiance. Mon estomac se découvre des ressources cachées et je propose un after chez moi. Grosse erreur ! Quelques minutes plus tard la musique à fond les ballons je me retrouve entrain de pisser par ma fenêtre en chantant (je prie pour que les voisins ne m'aient pas vus). Tout le monde danse et la jolie brune de l'après midi me demande si elle peux rester la parce qu'elle à peur de rentrer toute seule. J'acquiesce sauf que demain je bosse encore moi.

Quelques vomis plus tard mes amis décident de partir et je me retrouve donc tout seul avec la demoiselle. Celle-ci à l'esprit aiguisée et elle remarque sur ma table de l'huile de massage.

L'inévitable arrive : "tu me faaaaaaaaaaaaaais un massage ?"

Et merde dans trois heures je suis au boulot.